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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 21:06

 

Le 31 mars 2011

ELECTION DU COMITE D’ENTREPRISE

COLLEGE OUVRIERS/EMPLOYES

 

Pourquoi la CGT a demandé l’annulation des élections

au Tribunal d’Instance de Rouen ?

 

En effet les élections ne se sont pas déroulées conformément aux dispositions du code du travail, à savoir :

 

-Les courriers reçus(enveloppes T) n’étaient pas signés au dos des enveloppes,et cela pose le problème de la sincérité des opérations électorales. (Cassation  Sociale du 19 décembre 2007 Pourvoi n° 07-60021) 

 

-De plus, plusieurs salariés du collège Ouvriers Employés de nos magasins nous ont informés par téléphone et par lettre qu’ils n’ont pas reçu le courrier contenant le matériel de vote pour le second tour des élections de CE du 24 novembre 2010 et de ce fait qu’ils n’ont pu voter.

 

-Par contre, il est troublant, que  ces mêmes personnes soient pointées sur les listes d’émargements comme ayant voté par correspondance au second tour des élections de CE du 24 novembre 2010 pour le collège Ouvriers Employés.

 

-Nous avons donc une forte suspicion  sur l’intégrité du résultat de ces élections, surtout que deux élus Force Ouvrière ont transporté seuls ces courriers dans leur voiture personnelle, de la salle de mise sous pli, jusqu’au service courrier situé dans un autre bâtiment sur le site, sans que nous puissions contrôler le bon acheminement de tous ces courriers


 Le Tribunal d'Instance de Rouen a prononcé dans son audience du 21 février 2011 l'annulation du deuxième tour des Elections au comité d'Etablissement de Haute Normandie pour le collège des Ouvriers/Employés.

 

De nouvelles élections auront donc lieu le :

Le 31 mars 2011

Pour changer vraiment votez CGT

 

  Signature

Obligatoire 

Uniquement au dos de 

l’Enveloppe T

 

Ne croyez-vous pas que cela a assez duré ?

 

 

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 16:41

A la demande du président de la République, une délégation de la CGT* a été reçue lundi 28 février.

Cette rencontre s’inscrit dans une volonté de Nicolas Sarkozy d’afficher « une reprise de contact » avec les syndicats après leur opposition unanime contre la réforme des retraites et la mobilisation persévérante de millions de salariés durant le dernier semestre de 2010.

Pourtant demandeur de cet entretien, le Chef de l’Etat n’a pas davantage laissé entendre qu’il était plus réceptif qu’auparavant aux revendications et aspirations exprimées par la CGT.

Qu’il s’agisse de la situation de l’emploi, du pouvoir d’achat, l’entretien confirme de réelles divergences d’appréciation tant sur la situation actuelle que sur les réponses à y apporter. Le président de la République minore largement la responsabilité des entreprises dans la situation sociale actuelle.

La délégation a concentré ses interventions sur :
- Notre rejet d’un pacte dit de « compétitivité » que nous qualifions de pacte d’austérité, susceptible d’être adopté par les gouvernements en Europe et qui vise partout a faire payer les conséquences de la crise aux salariés en s’attaquant à leurs droits en matière de retraite, de salaires, de temps de travail, de budget public ... La CGT a redit sa détermination à combattre cette politique avec les autres syndicats d’Europe, notamment par l’euro manifestation du 9 avril à Budapest organisée par la CES. La France est d’autant plus malvenue à culpabiliser les salariés sur leur compétitivité que les employeurs du CAC 40 sont les mieux rémunérés de tous les européens, que les dividendes annoncés pour les actionnaires s’annoncent en record pour cette année alors que parallèlement l’austérité salariale et la précarité se généralisent.

- Notre mécontentement sur la situation de l’industrie qui fait désormais apparaître la France dans les derniers pays européens. La CGT a protesté contre le choix du gouvernement de relayer officiellement les thèses du Medef (au travers de la Conférence nationale de l’Industrie) qui s’efforce de justifier les fermetures d’entreprises par un coût du travail qui serait trop élevé au regard des autres pays, et notamment de l’Allemagne. La CGT a rappelé qu’à ce jour, aucune suite concrète n’a été donnée à notre proposition de créer une nouvelle filière industrielle pour la déconstruction des navires pourtant relayée par le Grenelle de la Mer.

- Le projet « dépendance ». la CGT a redit la nécessité d’inscrire la réflexion et les futures mesures au sein de la sécurité sociale et, selon ses principes fondateurs aussi bien pour les prestations que pour ses règles de financement, la CGT considère que l’ensemble des personnes « en perte d’autonomie », et pas seulement les plus âgés, devraient être pris en considération. Si le Président s’est efforcé d’entretenir un certain flou sur les principes de base, il a bien confirmé l’intention de recourir à de nouveaux financements (CSG, assurance …) qui auront des conséquences pour les salariés.

- Le conflit de la SNCM. La CGT a jugé inacceptable que l’Etat, présent pour 25 % du capital, demeure silencieux sur l’avenir de l’entreprise qui suscite une grève de plusieurs semaines. Il y a urgence à organiser la table ronde revendiquée par les personnels et les collectivités territoriales.

Montreuil, le 28 février 2011

* La délégation de la CGT était composée de Bernard THIBAULT, Nadine PRIGENT, Mohammed OUSSEDIK

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 15:14

8 mars : journée internationale des droits des femmes


 

La journée du 8 mars nous rappelle que la lutte pour faire avancer les droits des femmes est un défi qu’il faut relever tous les jours. Profitons de cette date pour faire avancer les revendications des femmes au niveau mondial, européen, français et dans nos entreprises.

 

La Cgt se félicite de la tenue de cette conférence sur l’égalité salariale entre les femmes et les hommes.

Les attentes des salariés imposent des résultats concrets.

Les premiers éléments amenés par Madame QUINTIN, Rapporteur général de la Conférence, confirme qu’un certain nombre d’avis et propositions avancés par les organisations syndicales et, notamment par la Cgt, ont été entendus .

Pour exemple, le rôle et mission de l’Inspecteur du Travail, la réactivation du Conseil supérieur de l’Egalité, et les sanctions financières contre les employeurs.

La Cgt regrette que le rapport n’annonce pas de mesures immédiates de rattrapage salarial, comme nous l’avions proposé, tant la question du pouvoir d’achat est au centre de l’actualité et tant sa dégradation touche plus particulièrement les femmes.

En conséquence, la Cgt propose qu’à l’issue de cette conférence deux objectifs principaux soient fixés :

  • le rattrapage de l’écart salarial résiduel reconnu par l’ensemble des partenaires, dont le Patronat, à l’occasion de la signature de l’accord national interprofessionnel en mars 2004 soit 5%. Ceci serait une première étape, sachant que les écarts réels sont beaucoup plus importants ;
  • l’ouverture d’une table ronde sur le temps partiel pour agir efficacement sur la précarité liée au temps partiel imposé que les femmes subissent en majorité.
  • La Cgt attend de cette conférence des mesures concrètes assorties de moyens humains et financiers nécessaires à une réelle avancée de l’égalité, dans le privé comme dans le public.

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 17:54

Agirc/Arrco : il va falloir durcir le ton


Retraites ComplementairesOn est entrés dans le noyau dur des négociations sur les retraites complémentaires AGIRC et ARRCO et l’ambiance s’est tendue la semaine dernière, lors de la cinquième réunion de négociation, dès lors que les organisations syndicales de salariés ont amené la question des ressources des régimes cadres et non cadres qui ont longtemps été excédentaires, mais qui souffrent aujourd’hui de l’impact de la crise, de la réduction drastique de la masse salariale et du chômage. Ils ont été obligés de puiser dans leurs réserves pour rester à l’équilibre et les taux de rendement de ces régimes diminuent sous l’effet d’une insuffisante revalorisation de la valeur du point et du renchérissement du prix d’achat des points de retraite. Faute de pouvoir dégager des ressources nouvelles, ces régimes seraient condamnés à réduire la couverture sociale. «Le taux de rendement ces 17 dernières années a baissé de 25% à l’ARRCO et de 30% à l’AGIRC, ce qui a pour effet une répercussion immédiate d’une ampleur à peu près égale en termes de taux de remplacement », c’est-à-dire du pourcentage de la retraite versée par rapport au dernier salaire, a affirmé Éric Aubin qui conduit la délégation de la CGT. L’un des enjeux de cette négociation, est le sort qui serait fait aux « avantages familiaux » de ces régimes. Car le Medef a bien l’intention d’obtenir des contreparties au maintien de la retraite sans abattement et le retour à un éventuel rendement constant des régimes. En clair, le patronat veut imposer de nouveaux reculs sur les droits des retraités actuels et futurs. Ces régimes attribuent des majorations de pension pour les parents d’au moins trois enfants et versent des pensions de réversion aux assurés ayant perdu leur conjoint.


Actuellement, l’ARRCO améliore de 5 % les pensions des parents de trois enfants ou plus, tandis que l’AGIRC les majore de 8 % pour trois enfants, puis de 5 % par enfant supplémentaire jusqu’à un plafond de 24 %. Le patronat revendique un alignement sur les règles les plus défavorables. Outre ces majorations, un avantage conjugal, la pension de réversion, est aussi au coeur de la négociation. Ces pensions, attribuées très majoritairement à des femmes, sont accordées sans conditions de ressources dans les deux régimes complémentaires et représentent 60 % du montant des pensions qui auraient été versées au conjoint décédé (contre 54 % dans le régime de base).
On voit toute l’importance de ces négociations qui font suite à la bataille menée l’an passé contre la réforme des retraites. On voit aussi combien il est capital que les salariés et leurs organisations se saisissent de cette question et durcissent le ton.
La CGT avait appelé jeudi à des initiatives et des rassemblements. Rien ne nous condamne à voir les retraites complémentaires se réduire comme peau de chagrin. D’autant que les économies exigées par le Medef n’assureront pas l’équilibre sur le long terme. Des ressources nouvelles doivent et peuvent être dégagées. Ainsi, il faut revoir la question des cotisations patronales et l’assiette des cotisations, car une étude montre que si on soumettait à cotisation la participation et l’intéressement c’est 2,3 milliards qu’on ferait rentrer dans les caisses.

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 12:01

Le Tribunal d'Instance de Rouen a prononcé l'annulation du deuxième tour des Elections au comité d'Etablissement de Haute Normandie pour le collège des Ouvriers/Employés.

 

Extrait du jugement

Annulation-des-Elections.jpg

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 18:38

RETRAITE ANTICIPÉE MAINTENUE

SOUS CONDITIONS RESTRICTIVES

CARRIÈRES LONGUES. La réforme des retraites issue de la loi du 9 novembre 2010 suivie du décret publié en décembre dernier modifie les modalités de départ anticipé pour les assurés ayant commencé à travailler avant 16, 17 ou 18 ans. Mais les conditions demeurent difficilement accessibles pour certains.

 

Les réformes des retraites de r993 et 2003 ont modifié les paramètres nécessaires au calcul d'une pension -vieillesse au régime général, principalement en augmentant le nombre de trimestres nécessaires pour prétendre dès 60 ans à une pension dite au taux plein de 50 % du salaire annuel moyen (160 trimestres en 2008, 163 au le, janvier 2011). Le taux plein étant de droit à 65 ans, quel que soit le nombre de trimestres totalisés par l'assuré. Parallèlement, la loi du 21 août 2003 a introduit une possibilité de départ anticipé avant 60 ans pour les personnes ayant commencé à travailler avant 17 ans et justifiant de très longues carrières.

La loi du 9 novembre 2010 portant réforme des retraites a pour principal effet de repousser de deux ans l'âge de départ à la retraite au taux plein, ce qui emporte de nombreuses conséquences sur les droits des assurés (,).

À compter du le, juillet 201 l, l'âge minimal pour bénéficier d'une pension à taux plein sera porté progressivement à 62 ans en 2018 à raison de 4 mois supplémentaires par génération (par tranche de 4 mois). Les mécanismes de la décote et de la surcote seront décalés progressivement de deux ans en même temps que les bornes d'âge. Quant à l'âge pour percevoir une retraite à taux plein de 50 % quelle que soit la durée d'assurance, il sera, parallèlement au relèvement de l'âge légal de départ, repoussé de manière progressive, à compter de 2016, de 65 à 67 ans (2).

La retraite anticipée pour carrières longues instituée en 2003 n'est pas remise en cause par la loi du 9 novembre 2010. Le dispositif est même désormais ouvert aux assurés ayant commencé à travailler avant 18 ans (Il ans auparavant), ce qui semble à première vue positif. Mais les conditions posées pour partir sont telles que de nombreux salariés, bien qu'ayant débuté leur carrière avant 18 ans, ne pourront bénéficier d'un départ à 60 ans (3). En outre, d'une manière générale, le dispositif subit de plein fouet les répercussions découlant du recul progressif de l'âge légal du départ en retraite porté à 62 ans.

 La règle générale

La possibilité de partir en retraite anticipée pour carrières longues concerne les assurés du régime général de la Sécurité sociale, de celui des salariés agricoles et des régimes alignés des artisans et commerçants.

Selon les règles applicables, l'âge d'ouverture du droit à la retraite prévu à 60 ans est abaissé pour les assurés qui justifient, dans le régime général et, le cas échéant, dans un ou plusieurs autres régimes obligatoires, d'une durée minimale d'assurance (ou de périodes reconnues équivalentes) qui est supérieure de deux ans à celle exigée pour bénéficier du taux plein. Cette durée d'assurance totale doit en outre comprendre un certain nombre de trimestres ayant effectivement donné lieu à cotisations à la charge de l'assuré (4).

Ainsi, l'âge auquel un assuré peut prétendre bénéficier d'une retraite anticipée dépend de sa durée de cotisations, de son début d'activité et de son année de naissance. À compter du le, juillet 20II, toutes ces modalités sont fixées en fonction de la nouvelle législation en matière de retraite (voir tableau).

Trimestres validés et trimestres cotisés

Les trimestres validés correspondent à la somme des durées d'assurance et des périodes reconnues équivalentes retenues pour l'ouverture du droit à la retraite. Ils incluent, en particulier, toutes les périodes de chômage, de maladie, mais aussi les majorations de durée d'assurance pour les mères de famille.

Les trimestres cotisés correspondent réellement aux retenues subies par l'assuré et opérées sur sa rémunération. Ainsi, pour le report sur le relevé de compte individuel du salarié, d'un trimestre cotisé, il faut que la cotisation soit égale à 200 fois le Smic horaire (soit 1800 euros pour 2OII) avec un maximum de quatre trimestres par année civile.

Sont aussi prises en compte pour le nombre de ces trimestres cotisés, dans la limite d'un an (4 trimestres) et sans que le nombre de trimestres ayant donné lieu à cotisations puisse excéder quatre pour une même année:

> Les périodes d'indemnisation au titre de la maladie, de la maternité et des accidents du travail ou maladie professionnelle; il s'agit de trimestres civils au cours desquels l'assuré a bénéficié de 60 jours consécutifs d'indemnités journalières ou au cours desquels a eu lieu l'accouchement;

> Les périodes de service militaire à raison d'un trimestre par période de service d'au moins 90 jours, consécutifs ou non.

Cette distinction entre trimestres validés et trimestres cotisés réduit d'autant le nombre de bénéficiaires potentiels et désavantage les salariés ayant eu à subir de nombreux arrêts de travail ou des périodes de chômage.

 

Un début d'activité avant 16, 17 ou 18 ans

En tout état de cause, pour ouvrir droit au dispositif, l'assuré doit avoir débuté sa carrière professionnelle avant un certain âge. Il doit justifier d'une durée d'assurance:

> D’au moins cinq trimestres à la fin de l'année au cours de laquelle est survenu son 16e, 17e ou 18e anniversaire;

> Ou d'une durée d'assurance d'au moins quatre trimestres au titre de l'an-

née au cours de laquelle est survenu le 16e, 17e ou 18e annivelsaire, s'il est né au cours du 4e trimestre.

. Exemple: Paul est né en 1954, a commencé à travailler avant 18 ans. Il a eu 18 ans en août 1972. Il ne pourra pas partir à 60 ans car il n'a pas cinq trimestres validés avant le 31 décembre même s'il remplit par ailleurs les autres conditions (nombre de trimestres exigés) indiquées dans le tableau ci-contre.

La réforme en pratique

Les modalités pratiques de départ pour carrières longues font apparaître l'augmentation d'un trimestre (165) du nombre de trimestres exigés pour ceux nés en 1953 et 1954. Rappelons que ceux nés après 1955 pourront se voir «taxer» d'un trimestre de plus comme précisé dans l'article 17 de la loi du 9 novembre 2010 (un décret fixant ce nombre devrait être publié avant le 31 décembre 20II).

Attention: un départ devient possible dès que l'assuré remplit toutes les conditions. S'il lui manque un trimestre pour partir à un âge indiqué dans le tableau, il pourra néanmoins partir dès qu'il aura obtenu le trimestre manquant. Par conséquent, le respect du nombre de trimestres nécessaires peut amener le salarié à un départ en retraite au-delà de l'âge indiqué.

Exemple: Pierre est né le 3 septembre 1951, il remplit la condition de trimestres exigée pour son début de carrière mais ne totalisera que de 170 trimestres au 1er octobre 2011. Il lui faudra attendre le 1er janvier 2012 pour prendre une retraite anticipée.

La demande de retraite anticipée La Caisse nationale d'assurance maladie conseille aux assurés intéresséspar la retraite anticipée de prendre contact avec les services des caisses d'assurance maladie (CARSAT en province et CNAVTS en région parisienne) pour obtenir des informations sur leur situation et les démarches à entreprendre afin de vérifier qu'ils remplissent bien les conditions pour bénéficier du dispositif. À l'issue de l'examen de leur dossier, la caisse de retraite leur fournit une attestation qu'ils doivent transmettre avec leur demande de retraite. Il est aussi conseillé à l'assuré de se mettre en rapport avec ses caisses de retraites complémentaires afin d'évaluer ses droits."

 

(1) Loi n° 2010-1330 du 9 nov. 2010, JO du 10. (2) Décret n° 2010-1734 du 30 décembre 2010, (3) Article 2 du décret précité.

(4) Article D. 351-1-1 du code de la Sécurité sociale.

 

DÉPARTS ANTICIPÉS POUR LONGUE CARRIÈRE

Année de naissance

Âge de départ (1)

Durée d’assurance totale’

Dont nombre

en trimestres (2)

de trimestres cotisés

Avant le

56 ans (16)

171

171

1·’ juillet 1951

58 ans (16)

171

167

59 ans (17)

171

163

Entre le

56 ans (16)

171

171

1er  juillet et le

58 ans (16)

171

167

31 décembre 1951

59 ans (17)

171

163

60 ans (18)

171

163

 

56 ans (16)

172

172

1952

58 ans (16)

172

168

59 ans et 4 mois (17)

172

164

 

60 ans (18)

172

164

 

56 ans (16)

173

173

1953

58 ans et 4 mois (16)

173

169

59 ans et 8 mois (17)

173

165

 

60 ans (18)

173

165

 

56 ans (16)

173

173

1954

58 ans et 8 mois (16)

173

169

 

60 ans (18)

173

165

 

56 ans et 4 mois (16)

Durée requise

Durée ci-contre

1955

59 ans (16)

pour le taux plein

Durée ci-contre, moins 4 trimestres

 

60 ans (18)

+ 8 trimestres (3)

Durée requise pour le taux plein

 

56 ans et 8 mois (16)

Durée requise

Durée ci-contre

1956

59 ans et 4 mois (16)

pour le taux plein

Durée ci-contre moins 4 trimestres

 

60 ans (18)

+ 8 trimestres (3)

Durée requise pour le taux plein

 

57 ans (16)

Durée requise

Durée ci-contre

1957

59 ans et 8 mois (16)

pour le taux plein

Durée ci-contre, moins 4 trimestres

 

60 ans (18)

+ 8 trimestres (3)

Durée requise pour le taux plein

 

57 ans et 4 mois (16)

Durée requise

Durée ci-contre

1958

60 ans (18)

pour le taux plein

Durée requise pour le taux plein

 

+ 8 trimestres (3)

 

57 ans et 8 mois (16)

Durée requise

Durée ci-contre

1959

60 ans (18)

pour le taux plein

Durée requise pour le taux plein

 

+ 8 trimestres (3)

 

58 ans (16)

Durée requise

Durée ci-contre

1960

60 ans (18)

pour le taux plein

Durée requise pour le taux plein

 

+ 8 trimestres (3)

(1) Le nombre entre parenthèses indique l’âge auquel l’assuré doit avoir débuté son activité (avant 16, avant 17 ou avant 18 ans).

(2) Il s’agit de la durée requise pour le taux plein (voir p. 195) majorée de 8 trimestres. Par exemple, pour les assurés nés en 1951, il faut totaliser

163. trimestres d’assurance pour le taux plein, Cette durée est majorée de 8 trimestres, soit 171 trimestres,

 

(3) A compter de la génération née en 1955, la durée requise pour le taux plein n’est pas encore connue. Si elle était maintenue à 165 trimestres, la durée d’assurance totale nécessaire pour bénéficier du dispositif serait de 173 (165 + 8 trimestres).






 

 

 

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 19:37

Par, Christèle Pierre chargée de mission à l’Agence nationale d’amélioration des conditions de travail (*).

 

La reconnaissance au travail est une des questions majeures posées par les salariés. Si on les regarde bien, depuis dix, quinze ans, la plupart des conflits sociaux portent, au fond, sur la reconnaissance. L’émergence de cette problématique s’inscrit dans le contexte de la recherche par les employeurs d’un engagement accru des salariés: il faut s’impliquer, être responsable, prendre des initiatives, être autonome… On leur réclame la quantité, mais aussi la tenue de délais, la qualité, le moindre coût…

Parallèlement, les repères organisationnels s’effritent et les collectifs de travail se délitent. Dès lors, logiquement, à un moment donné la demande de reconnaissance finit par surgir: «On nous en demande plus, mais qu’obtient-on en retour?»

Le manque de reconnaissance pèse sur la santé des salariés – c’est une dimension des risques psychosociaux – et sur la performance des entreprises. Faute d’être traité, il peut entraîner désengagement, conflit, tensions. Il s’agit d’une question cruciale dans la mesure où la reconnaissance permet de construire son identité, tant personnelle que professionnelle. Dans l’entreprise, c’est ce qui fonde le lien social. Bien sûr, chacun a des attentes singulières. Cependant, on peut distinguer trois domaines dans lesquels cela se joue.

 

En premier lieu, les situations de travail: est-ce que le travail est organisé, avec une répartition suffisamment claire des responsabilités? Dispose-t-on du matériel suffisant? Les difficultés du travail sont-elles prises en compte? La mission confiée a-t-elle du sens? Peut-on faire des propositions? Trop souvent, on demande aux gens d’être autonomes, responsables, sans leur apporter de soutien en cas de difficultés. Responsabiliser, c’est confier une tâche en fixant des objectifs atteignables, donc en fournissant les ressources adéquates et en sécurisant la prise d’initiative.

 

Deuxième domaine: les relations professionnelles, tant avec son supérieur hiérarchique qu’avec ses collègues, et les clients, ou les usagers. La reconnaissance repose sur la confiance, le respect, l’estime. Si tout cela n’est pas au rendez-vous, il n’y aura probablement pas de reconnaissance. Celle-ci relève de l’échange symbolique, de relations don contre don – plus que du donnant-donnant – où le salarié peut mesurer que, s’il s’engage, il compte aux yeux des autres, que son travail est estimé.

 

Le troisième domaine relève de la gestion de l’emploi. Cela concerne bien sûr les salaires: y a-t-il une politique salariale avec des critères équitables, transparents? Mais pas seulement: le salarié se demande comment ses compétences sont reconnues, comment il est évalué, et, surtout, s’il a des perspectives d’évolution de carrière. D’après les sondages réalisés par l’Anact sur la qualité du travail, deux motifs d’insatisfaction dominent: la non-reconnaissance de l’investissement au travail et le manque de perspective d’évolution professionnelle.

 

La reconnaissance au travail invite souvent à questionner la fonction du management, qui doit se mettre en position d’écoute, de délégation, favoriser les coopérations d’équipe. Alors qu’aujourd’hui, en général, il est pris par la culture du résultat, évalué lui-même sur ces résultats. Il s’agit de prendre le temps d’engager une réflexion sur le travail, ce qu’on y fait, le sens qu’on lui donne, la manière dont on pourrait l’améliorer, en y associant les salariés. Les représentants du personnel, les organisations syndicales ont aussi leur rôle à jouer: la réflexion sur la reconnaissance peut légitimer leur action, les mettre en écoute des salariés, et alimenter toutes les négociations à mener dans un cadre plus formel.

 

(*) Coauteure, avec Christian Jouvenot, d’Agir sur la reconnaissance au travail. Éditions de l’Anact (4, quai des Étroits, 69321 Lyon Cedex 05), 2010, 11euros.

 

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 19:47

événement Code du travail

Gérard Filoche : « Le Code du travail peut encore sauver des vies »

Inspecteur du travail.

«L’histoire du Code du travail est, à mon sens, assimilable à celle de la réduction du temps de travail. Elle débute en 1840 avec l’enquête du docteur Villermé, menée dans les fabriques de 
vingt villes du pays, où les ouvriers travaillaient 17 heures par jour, souvent jusqu’à en mourir. Conclusion de son rapport : il faut travailler moins ! Il a fallu quatre-vingts ans pour passer, dans les textes, de 17 à 10 heures de travail par jour.

Puis arriver en 1936, pour passer de la semaine de 70 heures à celle de 40 heures, puis de 35 heures en 2002. Durant toutes ces années, on a prouvé qu’il est possible de travailler moins pour gagner plus.

Mais depuis huit ans, des libéraux que je qualifie d’intégristes, à la tête de l’État, essayent de faire tourner la roue de l’histoire 
à l’envers. Retour à des journées de 10 ou 12 heures. 
Ce ne sont plus les coups de grisou qui tuent. Ce sont 
les coups portés au cœur et aux vaisseaux sanguins 
des salariés, par un temps de travail qui s’allonge, dans le stress des objectifs à atteindre !

Même si les enquêtes restent insuffisantes à ce sujet, on peut dire qu’un tiers, voire 50 % des accidents vasculaires et cardiaques sont dus au travail.

D’autant plus terrifiant que la société n’en 
a pas encore conscience ! Combien croient encore 
qu’il n’y a pas de risque à travailler dans un bureau ! 
Pour lutter contre ces “coups de grisou” d’aujourd’hui, 
il faut d’abord lutter contre Sarkozy.

C’est lui qui porte l’idée d’allonger le temps de travail sans se soucier 
de la santé des gens. De même que Laurence Parisot, patronne du Medef, fait l’apologie de la barbarie en affirmant que “la liberté de penser s’arrête là 
où commence le Code du Travail” ! Si nombre de chefs d’entreprise perçoivent le droit du travail comme 
un carcan, je soutiens pour ma part qu’il s’agit d’un droit intime, essentiel, fait de sang, de luttes, de larmes et 
de sueur.

Il est certes aussi le droit le moins enseigné, 
le moins connu, le plus fraudé et le plus dénigré. Mais 
il peut encore, par son contenu, sauver des vies. »

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 06:46

 

Le Bureau international du travail a publié, mercredi 15 décembre, son second rapport sur les salaires dans le monde dans lequel il s'inquiète de la stagnation persistante des revenus, phénomène qui, selon le BIT, "fut un élément déclencheur de la crise" et "continue d'affaiblir la reprise dans de nombreuses économies".

Entretien avec Gérard Cornilleau, directeur adjoint au département des études à l'OFCE, centre de recherche économique de Sciences Po.

Dans quelle mesure la question des salaires a-t-elle pu contribuer au déclenchement de la crise ?

Le facteur de crise, c'est le fait que ces dernières années, les hauts salaires ont fortement augmenté, et cela à peu près partout dans le monde, au détriment des bas salaires, particulièrement ceux qui sont juste au-dessus du salaire minimum, mais en dessous du salaire médian, qui ont stagné. Car d'un côté on a donné beaucoup plus à ceux qui avaient déjà de hauts revenus, donc ceux qui logiquement ne pouvaient pas consommer beaucoup plus que ce qu'ils consommaient déjà – il y a un moment où la consommation sature, pour caricaturer, il est rare que celui qui a déjà une Porsche, en achète une seconde et encore moins une troisième... – et de l'autre on a rationné la consommation de ceux qui en avaient un fort besoin.

Aux Etats-Unis, on a cru un temps avoir résolu la quadrature du cercle en disant "pour consommer, les bas salaires peuvent s'endetter" et c'est comme ça que ce système bancal a été maintenu en vie par des crédits à la consommation et des taux d'intérêt peu élevés. Le résultat de ces logiques, c'est d'un côté des hauts revenus qui ne sachant plus quoi faire de leur argent se mettent à spéculer, et de l'autre des bas revenus qui se sont surendettés pour pouvoir consommer. C'est la crise de 2008. Ce qu'elle a démontré c'est qu'on avait gaspillé de l'argent à donner plus à ceux qui avaient déjà trop. Et qu'il fallait absolument remettre en ordre la hiérarchie salariale pour qu'elle soit efficace du point de vue économique.

Mais la hausse des salaires n'a pas vraiment l'air d'être au cœur des politiques économiques qui sont annoncées pour 2011, en Europe notamment...

La première question est : faut-il augmenter les salaires ? Le BIT le prône, de nombreux économistes aussi, ainsi que la Confédération européenne des syndicats. Mais ce n'est pas forcément la position ni des gouvernants, ni du patronat. La seconde question est : comment faire pour augmenter les bas salaires ? Et là on se rend compte que les moyens d'action des politiques sont relativement limités. Il en existe deux principaux selon moi.

D'abord dans les pays où il existe, on peut augmenter le salaire minimum. C'est le cas de la Grande-Bretagne, des Etats-Unis, ou encore de la France, mais nous avons vu mardi que le gouvernement n'a pas voulu pousser la revalorisation du SMIC pour 2011 au-delà du minimum légal. Mais ce dispositif n'existe pas en Allemagne par exemple où les bas salaires sont particulièrement faibles. Et l'autre problème, c'est qu'en agissant sur le salaire minimum, on n'agit pas sur les salaires intermédiaires, ceux qui sont entre le minimum et le salaire médian.

L'autre moyen dont dispose l'Etat, c'est la politique de l'exemple, en augmentant les salaires des fonctionnaires. Ce n'est pas systématique mais en général on peut compter sur un effet d'imitation et de diffusion à d'autres secteur. Mais on voit bien là encore que ce n'est pas du tout le choix qui est fait par les gouvernements européens notamment, qui ont tous annoncé des budgets d'austérité, dont beaucoup prévoient au contraire de baisser les salaires des fonctionnaires. Ce sont des choix qui me semblent inquiétants car ils risquent de nous faire replonger dans la crise.

Dans quelle mesure ?

Ces politiques qui visent à faire des économies budgétaires réduisent la dynamique salariale, réduisent l'emploi public, et donc freinent la consommation. On réduit la demande au moment même où les usines sont en sous-production, où le chômage est élevé, donc où on a une capacité industrielle et humaine sous-exploitée. On ne fait qu'approfondir le déséquilibre. Et ceux qui disent que l'Etat n'a plus les moyens de faire des budgets de relance oublient que lorsque les salaires sont bas, les impôts sont bas et les recettes fiscales sont faibles. C'est très déprimant d'être dans une situation d'endettement mais il ne faut pas oublier que ce n'est pas l'endettement public qui nous a mis dans cette situation difficile. C'est une crise de la dette privée. Et c'est pour éviter une crise financière de l'ampleur de celle des années 30 que les gouvernements ont dû creuser la dette publique. Entre deux maux, ils ont choisi le moindre.

Cet endettement public, qui était indispensable, on ne pourra pas le résorber avant dix ou quinze ans. Donc on pourrait voir à moyen terme et envisager d'augmenter les salaires maintenant pour faire repartir l'économie. Mais là on se confronte à ce que les économistes appelle un "problème de cohérence intertemporel" : le temps du politique n'est pas celui de l'économie, il faudrait faire un plan cohérent sur quinze ans. Pas sur les deux prochaines années.

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 17:24

Les cadres se sentent de moins en moins bien, selon une enquête menée par le groupe de protection sociale complémentaire Malakoff-Médéric.

Alors qu’ils ont longtemps représenté le « manager » qui ne faiblit jamais, ils déclarent désormais ressentir un niveau de fatigue comparable aux autres salariés ?

Les cadres, jusqu’à présent, résistaient mieux à la fatigue que le reste des salariés, c’est en tout cas ce qu’ils répondaient dans les enquêtes.

Aujourd’hui ce n’est plus le cas : 60 % avouent ressentir un état de fatigue chronique, un chiffre en hausse de 9 points en comparaison de la précédente enquête. Ils sont plus nombreux que l’an dernier à pointer une dégradation de leur état de santé, mais aussi à se plaindre d’une perte globale d’efficacité : 35 % seulement s’estiment très efficaces dans leur travail, contre 42 % en 2009

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