syndicat cgt des Coop de Normandie Picardie
Le 19 février 2008.
Monsieur le Président Directeur Général,
Par cette lettre notre syndicat tient à protester suite à l’affaire du Maxicoop de Bihorel, en effet, dans ce dossier, notre syndicat s’était engagé à négocier avec vous ces deux cas, nous pensions qu’il valait mieux trouver une solution à l’amiable, vous aviez mandaté Monsieur Jean Marie Boidin pour vous représenter, et c’est donc avec lui que nous avons négocié.
Nous nous sommes entendus sur des indemnisations allant de 11.000E pour une personne et 7.000E pour la seconde. Monsieur Boidin nous avait affirmé que la direction saurait prendre ses responsabilités à hauteur des fautes commises et nous lui avons fait confiance.
Dans cette négociation, outre les indemnités, la reconnaissance des erreurs et des infractions au code du travail , Monsieur Boidin a admis qu’il y avait eu dans cette affaire des dérapages qui n’étaient pas normaux,
Nous estimons, vu les fautes très graves qui avaient été commises par le chef de magasin, faux, usage de faux, travail dissimulé, changement des horaires sans respect du code du travail, la non redistribution des doubles de feuilles de congés etc… que de tels actes ne pouvaient rester impunis.
Hors, aucune mesure, aucune sanction n’a été prise à l’encontre du responsable de ses fautes, Monsieur Boidin n’a pas tenu sa parole, ce n’est pas une simple lettre rappelant les bonnes manières dans le management des Maxicoop qui fera changé l’attitude de cette personne, elle pourra donc continuer à piétiner le code du travail et faire n’importe quoi dans son magasin.
Maintenant Monsieur Boidin minimise les faits, alors pourquoi avoir payé 18.000E, si au yeux de la direction cette affaire n’était pas d’une gravité extrême.
En laissant de tels agissements impunis, vous encouragez des pratiques illégales et donc vous les cautionnez.
De ce fait, vous nous obligez à rouvrir ce dossier que l’on croyait clos et ainsi vous nous forcez à nous diriger vers des services compétents pour régler définitivement cette affaire et cela est bien regrettable.
Mais c’est vrai, ce n’est pas la première fois qu’un membre de la haute direction s’exprime en disant que si l’on respectait le code du travail , nous ne pourrions plus travailler, alors pourquoi s’étonner !
Nous constatons que la justice est rendue différemment dans notre société selon si l’on est cadre ou employé, 18.000E pour cette fois, combien pour la prochaine fois ?
Nous ne manquerons pas de vous rappelez dans des dossiers futurs, que si les préjudices n’atteignent pas la somme de 18.000E pour la société, vous ne pourriez prendre de sanction envers les coupables.
Ce que nous regrettons dans cette affaire, c’est que nous ne pourrons désormais plus faire confiance à la direction et à la future direction, notre syndicat a été trompé, nous en prenons acte et nous le ferons savoir à l’ensemble du personnel du groupe.
Bien évidemment, nous allons voir avec notre syndicat comment nous allons continuer notre action, car nous estimons que notre devoir est de protéger l’ensemble du personnel contre des personnes ayant des comportements néfastes pour le personnel et la société.
Si par malheur cette affaire se retrouvait sur la place publique, vous en porteriez l’entière responsabilité faute de n’avoir pris les bonnes décisions au bon moment, notre syndicat ne restera pas silencieux et fera tout ce qui est en son pouvoir pour combattre les injustices dans notre société, à vous de prendre la décision qui s’impose, vu que d’autres n’ont pas su la prendre.
Pour le syndicat CGT, le secrétaire du syndicat.
Martial Pain