syndicat cgt des Coop de Normandie Picardie
Mutant de la Grand-Mare
Le personnel vendu comme une marchandise !
Début décembre 2008,nous avons été informé, par une salariée, de la vente du magasin Le Mutant de la Grand-Mare . Aussitôt, (le 9 décembre 2008) nous avons écrit à la direction pour exiger que la loi soit respectée en matière d’information du Comité d’entreprise qui s’était réuni le 2 décembre, mais n’avait reçu aucune information sur cette question .
Le 30 décembre lors de la réunion mensuelle, la direction, nous a donné des informations succinctes, sans aucun détail sur le devenir des salariés . A part que sur 8 salariés, 3 restent dans le groupe Coop et 5 sont cédés avec la boutique.
Dans le même temps une note de service a été diffusé, annonçant la fermeture du magasin le 31 décembre, puis quelques jours plus tard une nouvelle note de service annulait la première .
Nous avons eu tord de penser que ce délai serait mis à profit pour informer les salariés sur les conditions dans lequel ils pourraient continuer leur activité avec un nouvel employeur, les consulter sur leurs souhaits de rester dans le groupe ou non .
Le 9 janvier 2009, des élus CGT se sont rendu au magasin, les salariés n’avait toujours pas d’informations précises, la seule réponse qui leur a été faite, est qu’ils ne perdaient pas de salaire !
Réponse pour le moins vague.
S’il est vrai que la loi autorise le transfert du contrat de travail avec un nouvel employeur, les salariés sont en droit de s’interroger sur leur avenir .
Il n’y a pas que le salaire, la prime de vacances et de fin d’année, les horaires de travail seront-ils maintenus, le bon d’achat de 91 € par an, la prime d’ancienneté, la remise de 3% sur achats, la majoration des horaires du dimanche, les droits aux congés et les dates à laquelle ils pourront être pris, les indemnités de départ à la retraite, le retour de salariée en congés de maternité ou parental.
Autant de questions que la direction ne s’est pas posées, se contentant de négocier la vente du magasin et les compétences des salariés à un concurrent (Leader Price – du groupe Casino), par ailleurs vilipendé .
La direction prétexte que le magasin génère des pertes, il faudra donc nous expliquer comment un concurrent peut assurer la rentabilité de celui-ci ? Nous avons quelques idées sur la question, en voyant le nombre très important de conflits du travail dans les magasins de cette enseigne.
La vente est un sérieux aveux d’incapacité a assurer une bonne gestion d’un magasin qui progresse en chiffres d’affaires de façon non négligeable depuis plusieurs mois .
Les salariés ne sont pour rien dans la mauvaise gestion et ils n’ont pas à payer les incompétences des autres . Le Groupe Coop est entièrement responsable et il doit assumer envers « ses » salariés , toutes « ses » responsabilités dans le domaine social.
Nous nous éloignons de plus en plus des principes Coopératifs, qui voulait qu’un homme compte pour une voie, et que les salariés coopérateurs participent selon leurs moyens au développement de l’entreprise pour offrir aux coopérateurs le meilleurs rapport qualité-prix dans les magasins de la coopérative . Les critères de la rentabilité capitaliste ont peu à peu pris le dessus, et l’on veut les faire payer aux salariés, en s’attaquant aux droits acquis en dégradant les conditions de travail .
La CGT, avec les salariés, s’opposeront à cette stratégie de rentabilité à tous prix qui ont conduit à la crise financière internationale, avec ses conséquences pour les salariés et les risques d’une crise sociale majeure dont les salariés, retraités et chômeurs qui sont dors et déjà invité à payer l’addition .