syndicat cgt des Coop de Normandie Picardie
LE GRAND-QUEVILLY. Hier, les salariés des Coop de Normandie ont observé deux heures de grève. A l'origine du mouvement, la défense de leurs acquis.
Les Coop en grève
La menace a d’abord fait sourire la direction. Une grève aux Coop, elle n'y croyait pas trop. D'ailleurs, on n'avait pas vu ça depuis longtemps. Hier, elle a pu prendre la mesure du mécontentement des salariés : ils étaient bien une centaine réunis devant le siège des Coop Normandie Picardie (regroupant les enseignes Géant, Maxicoop et Mutant); A l'origine du mouvement de grève de deux heures hier, l'élaboration d'une grille de rémunération, négociée depuis plusieurs mois entre la Fédération nationale des coopératives de consommateurs FNCC et les syndicats. «Il s’agissait de classer les emplois et de mettre un salaire en face, résument Didier Libérale et Jean-François Paumier, représentants CGT. Le classement <Des emplois, c'est fait Ce sont les salaires qu'on met en face qui posent problème ». Et notamment l'abandon de la prime d'ancienneté. « Tous les trois ans, les salariés ont 3% d'augmentation, jusqu'à 15% . La direction voulait purement et simplement la supprimer pour les nouveaux embauchés et la geler pour les autres », poursuivent les syndicalistes.
Ras le bol général
Ils ajoutent que les salaires ne sont pourtant pas bien élevés : « Le gérant d'un Mutant, sans prime d'ancienneté, gagne 1355 € bruts »
Le mouvement fait aussi suite à un climat de «ras le bol» général. « On nous demande par exemple d'ouvrir les magasins le dimanche. Pourquoi pas... Mais la direction ne veut pas embaucher en conséquence. Elle demande aux salariés d’étaler leur temps de travail !» D'où un .mécontentement de plus en plus fort. «Beaucoup de salariés voulaient faire grève toute la, journée »...
Prochaine étape le mercredi 25 avril : une réunion est prévue à Paris entre la FNÇC et les syndicats. « Les salariés verront alors s'ils doivent ou non durcir le mouvement»...
GILLES LAMY
« Pas de conflit »
Pour justifier ses propositions, la direction met en avant « Je contexte particulièrement difficile que nous connaissons (baisse d'activité, hausse des charges et des taxes, qui ne permet aucunement d'envisager un alourdissement des masses salariales ». Elle propose « de conserver, en l'état, l'acquis des primes d'ancienneté pour y substituer progressivement un autre modèle ». « Nos concurrente ont abandonné les primes d'ancienneté à l'instar du groupe Casino qui les a gelées, ajoute-t-elle, évoquant un meilleur soutien des évolutions de carrière et des rémunérations individuelles ». « Aujourd'hui, la. situation n'est pas conflictuelle, conclut-elle, puis-que rien n'est décidé ou sur le point de l'être ».