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syndicat cgt des Coop de Normandie Picardie

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Encore des mesures pour le patronats

La hotte du 1er ministre n’est pas

 à la hauteur de l’attente

Préparons, ensemble,

son cadeau pour fin janvier !

 


Toujours plus de cadeaux au patronat :

Dans le prolongement des effets d’annonces sur la baisse du chômage qui ne trompent personne, d’autant que les RMIstes augmentent de plus de 5% dans le même temps, le 1er Ministre, de Villepin, accompagné de son Ministre du travail, ont présenté aux représentants syndicaux et patronaux les mesures pour relancer l’emploi et le pouvoir d’achat.

Des mesures en trompe l’œil, qui ne sont en réalité que des moyens supplémentaires donnés au patronat, afin qu’il bénéficie d’une main d’œuvre à bon marché.

 

Une sécurisation du parcours professionnel (??) payée au prix fort par les salariés :

Après le contrat nouvel embauche (CNE), avec période d’essai de 2 ans, le Gouvernement vient de lancer le « Contrat de Transition Professionnelle » (CTP).

Une fois de plus les entreprises auront une main d’œuvre à moindre coût, de plus en plus précarisée, payée par les cotisations sociales et les impôts des salariés, le patronat étant de plus en plus  exonéré du  paiement des cotisations sociales.

Le Ministre Borloo, peut toujours se répandre dans la presse en  déclarant « il faut qu’un privé d’emploi ne vive pas cette période comme un traumatisme mais comme une mutation vers un nouvel emploi ou un nouveau métier » il aura bien du mal à convaincre les salariés jetés à la rue, tels que ceux d’ ENERGIZER à Caudebec-les-Elbeuf qui, malgré les bénéfices substantiels réalisés dans le groupe, voient leur entreprise rayée du territoire Elbeuvien.

De réelles augmentations de salaire et non d’actionnariat :

Quant à la question de l’augmentation du pouvoir d’achat des salariés, le Gouvernement continue à faire la sourde oreille face aux besoins largement exprimés lors des manifestations du 4 octobre dernier.

Dans la fonction publique, devant le refus du ministre de discuter des salaires avant janvier, les organisations syndicales ont claqué la porte !

Pour le secteur privé, le gouvernement suggère une relance des négociations salariales dans les branches et une réforme de la loi de participation des salariés.

Les blocages du patronat, sur les questions relatives à l’UNEDIC ou sur la reconnaissance de la pénibilité du travail ne présagent pas d’une réelle prise en compte de la revendication salariale.  Alors qui pourrait croire que ce qu’il ne veut pas régler d’un coté, il le ferait de l’autre ?  Tout cela démontre le décalage entre les revendications maintes fois exprimées et la réponse de nos dirigeants au plus haut niveau de l’Etat.

 

Les salariés ne réclament pas de jouer en bourse, mais de véritables augmentations de salaire, ce qui permettrait également de combler, du moins partiellement, les caisses aujourd’hui déficitaires, telles que la SECU, chômage, ou vieillesse.

Dès aujourd’hui, préparons l’action pour fin janvier :

 

Non, les mesures annoncées ne sont pas à la hauteur des attentes des besoins des salariés et des privés d’emplois. 

 

 

C’est pourquoi la CGT, rejette les mesures annoncées et propose qu’à la fin janvier une journée d’action voit le jour avec toutes celles et ceux qui, aujourd’hui, veulent être entendus.



 

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